Alexis Marie-Luce : l'entretien exclusif

Au moment d'aborder un nouveau challenge en métropole, le champion Martiniquais s'est confié pour les fans de Motomania !

Un champion "bo kaz" bien de chez nous et qui a remporté de nombreux titres à l'international en motocross c'est rare et précieux ! Alexis Marie-Luce était de passage dans l'archipel à l'occasion de la Karujet, pour vous fans de Motomania Group, notre envoyée spéciale est allée à la rencontre d'une personnalité attachante et dévouée au sport !


MM : Bonjour Alexis, peux-tu te présenter aux fans qui ne te connaissent pas encore ?

AML : Je suis Alexis Marie-Luce, j’ai 24 ans, j’habite en Martinique et je fais de la moto !

MM : Comment as-tu commencé ?

AML : J’ai commencé la moto à l’âge de 3 ans c’était un cadeau d’anniversaire, ça fait donc 21 ans que j’en fais. C’était d’abord en loisir avec mes cousins, mon père passionné de moto les suivait régulièrement, puis ce fut mon tour de me lancer dans le grand bain.

MM : Quel est ton palmarès ?

AML : J’ai gagné pas mal de titres sachant que j’ai couvert l’Europe , les Etats-Unis et les Antilles : à l’âge de 16 ans en 2006, j’ai obtenu le titre de champion de France, titre renouvelé en 2009. J’ai été champion des Etats Unis en 2013 dans la catégorie Supermotard, et aussi champion du monde par équipe en 2012 avec l’équipe de France.

MM : Tu es un vrai pro !

AML : J’ai quand même pas mal tourné grâce à la moto. On va dire semi pro car j’ai un travail, que j’allie avec la moto grâce à la collectivité de Martinique : je suis cadre technique dans les écoles autour des activités deux-roues.

MM : Quel a pu être le rôle de Motomania dans ton parcours ?

AML : J’ai été mis en contact avec Motomania et David Khodr - que je tiens à remercier car il m’a proposé un partenariat pour la saison 2015 - et ce fût un vrai grand chelem : nous avons remporté les 7 épreuves, c’était vraiment une très belle année ! En revanche c’est une discipline très coûteuse et je suis toujours à la recherche de partenaires pour boucler mon budget annuel. Ce n’est pas évident pour les investisseurs locaux de se positionner sur les sports de vitesse.

MM : Peux-tu nous en dire plus ? Avec les titres que tu as décroché, les fédérations ne peuvent pas t’aider ?

AML : Non malheureusement les fédérations ont des moyens limités, donc avec mon manager nous avons mis en place une stratégie digitale de campagnes de pub et de « crowdfunding » afin de monter un financement collectif global. Il y a de toute façon des choix à faire : cette saison je pensais courir à la fois le championnat de Guadeloupe et celui de France mais je vais devoir me concentrer sur la métropole afin de pouvoir être efficace.

MM : Parle-nous de ce nouveau challenge en métropole

AML : C’est un nouveau challenge dans un championnat que je connais déjà, mon objectif est d’atteindre le top 3, je me dis qu’à mon âge je suis encore compétitif face aux jeunes qui arrivent et il faut en profiter un maximum, c’est peut-être le bon moment pour faire quelque chose de bien. Le but est de toute façon de prendre du plaisir et de le faire en étant suivi et soutenu.

MM : Comment ton entourage vit-il cette passion ?

AML : Ma famille est à fond dans la passion moto, mon frère va courir cette saison comme moi en championnat de France, mais en catégorie 125. Je vais pouvoir l’épauler dans cette découverte. Mon père va également nous suivre et nous soutenir au long de la saison.

MM : Que t’apporte ce sport en termes de sensations ?

AML : Déjà on ressent de la pression lorsque nous sommes tous ensemble sur la ligne de départ et qu’on pense déjà au premier virage, ensuite c’est la compétition qui donne de l’adrénaline, « batailler » pour être en tête sur la ligne d’arrivée. En terme de vitesse c’est une sensation qu’on ressent quand on débute et qui s’estompe avec le temps, ensuite ça va dépendre de la surface de course : bitume en supermotard ou terre en cross avec des sauts à gérer, ce n’est pas la même chose.

MM : Est-ce que tu vis de ta passion ?

AML : En 2011 j’ai eu l’opportunité d’en vivre avec le team KTM en Italie, la saison suivante j’ai pu bénéficier d’un autre contrat de ce type et j’ai été suivi comme un professionnel aux Etats-Unis. Ce sont deux années que je ne risque pas d’oublier !

MM : Que nous vaut l’honneur de ta présence en Guadeloupe ces jours-ci ?

AML : Je viens assez régulièrement, la dernière fois c’était pour un stage improvisé pour les pilotes, là je suis venu pour la Karujet en tant que fan de sports de vitesse !

MM : Est-ce que tu suis l’actu moto ?

AML : Oui l’actu Moto GP, j’apprécie Valentino Rossi !

MM : Tu pilotes quoi comme moto, est-ce que tu touches à la mécanique ?

AML : Je pilote une Yamaha 450 YZ et pour toutes les pannes basiques je m’en occupe, sinon l’entretien courant est confié aux pros !

MM : As-tu d’autres passions sportives ?

AML : Oui, le jet-ski, un peu de football et le vélo que je pratique régulièrement, c’est une façon de s’entretenir. Je pratique une activité sportive au moins une fois par jour, ça fait partie des choses auxquelles je suis habitué !

MM : Tu es connecté sur les réseaux sociaux ?

AML : Oui mais en tant qu’utilisateur, pour le reste j’ai un chargé de communication. J’utilise Facebook, Instagram, Snapchat, j’ai souvent les yeux sur mon smartphone (rires)


Interview réalisée par Carine P. le 21 mars 2016




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